Le solaire ne se juge pas au prix d'achat mais au coût de l'électricité qu'il produit pendant vingt-cinq ans. C'est un investissement, pas une dépense — et comme tout investissement, il se calcule. Voici la méthode que nous utilisons dans nos études, pour que vous puissiez refaire le calcul vous-même.
1. Partez de votre facture, pas du matériel
Reprenez vos factures sur douze mois et notez deux choses : le nombre de kWh consommés sur l'année, et le montant payé. Le rapport des deux vous donne votre prix moyen réel du kWh, celui que votre production va remplacer. C'est le seul chiffre qui compte comme point de départ.
2. Estimez la production
Le Maroc bénéficie d'un des meilleurs gisements solaires au monde. Selon la région, l'orientation et l'inclinaison, on retient couramment un ordre de grandeur de 1 500 à 1 900 kWh produits par kWc installé et par an. Une installation de 5 kWc bien exposée se situe donc dans une fourchette de production annuelle de l'ordre de 7 500 à 9 500 kWh. L'étude technique resserre cette fourchette pour votre site précis.
3. Le chiffre décisif : le taux d'autoconsommation
C'est celui que l'on oublie le plus souvent. Produire ne suffit pas : encore faut-il consommer au moment où l'on produit. Un foyer vide en journée n'utilise qu'une partie de sa production ; une exploitation agricole qui pompe en plein soleil, un commerce climatisé ou un atelier qui tourne de 9 h à 18 h en utilisent l'essentiel. Plus votre consommation coïncide avec les heures d'ensoleillement, plus le retour est rapide.
4. Le calcul, en une ligne
Économie annuelle = production annuelle × taux d'autoconsommation × prix moyen du kWh.
Durée d'amortissement = coût de l'installation ÷ économie annuelle.
Faites-le avec vos propres chiffres : ce sont les seuls qui vous concernent. Les profils professionnels et agricoles, qui consomment en journée et paient l'électricité plus cher, obtiennent mécaniquement les durées les plus courtes.
5. N'oubliez pas ce qui vient après
Un calcul honnête intègre aussi les coûts de la durée : le remplacement probable de l'onduleur au cours de la vie de l'installation, et un nettoyage régulier des panneaux — poussière et sable font perdre du rendement, et c'est la maintenance la plus rentable qui soit. Les panneaux, eux, sont couverts par une garantie de production de longue durée : leur puissance décline lentement et de façon prévisible.
Ce que le calcul ne dit pas
Deux effets ne figurent dans aucune formule mais pèsent réellement : votre exposition aux hausses futures du tarif de l'électricité diminue à mesure que vous produisez la vôtre, et une installation solaire valorise le bâtiment qui la porte.
Vous voulez savoir ce que cela donne chez vous ? Demandez votre étude gratuite : nous analysons votre facture, votre toiture et vos usages, puis nous vous remettons un devis clair, sans engagement.